Conseil municipal du 21 janvier 2019

Le prochain conseil municipal aura lieu le 21 janvier 2019 à 20H.

Une réunion de préparation avec Joël LE TENSORER et Laurence TOUROULT est prévue le samedi 19 janvier 2019 à 10H salle des Belles Portes.

Ordre du jour

Prochain conseil municipal le 17 décembre 2018

Le prochain conseil mucipal aura lieu le 17 dévembre 2018 à 20H.

ORDRE DU JOUR

Joël LE TENSORER et Laurence TOUROULT font une réunion de préparation le samedi 15 décembre 2018 à 10H petite salle de la Grande Delle.

Compte rendu du Débat Public avec Damien Carême, maire de Grande Synthe (59)

 

 

 

 

Ce troisième débat s’est tenu le 13 novembre au CLE (Collége Lycée Expérimental) à Hérouville Saint Clair. Environ 90 personnes étaient présentes.

 

Pour Damien Carême, la démocratie participative n’est pas isolée dans la politique municipale de Grande Synthe, elle traverse les différentes politiques publiques mises en œuvre. Grande Synthe est une ville de 24000 habitants où de grandes industries sont implantées (ex.Usinor) mais qui connaît néanmoins un taux de chômage important, 28 % de la population et 40 % chez les jeunes. 33 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté et le revenu médian est de 1000€.

 

 

 

Au regard de cette situation sociale difficile, les politiques communales visent d’abord à tenter de préserver la dignité des habitants.

 

En 2011, D.Carême lance le projet fédérateur de faire de sa ville une Ville en Transition.

 

 

 

Cette démarche va chercher à mettre en place des solutions locales et va se concrétiser de plusieurs façons : soutien au développement de l’agriculture bio par le rachat de terres agricoles permettant l’installation de maraîchers en agro-écologie ou en permaculture ; approvisionnement des cantines à 100 % bio ( l’autonomie locale sera atteinte en septembre 2019, 700 repas par jour sont assurés par un ESAT et 200 par la cantine centrale, besoin de 150 hectares de terre) ; création de jardins en pied d’immeubles. Mais aussi mobilité favorisée entre autre par la gratuité des transports collectifs..

 

 

 

L’Université Populaire est un des outils de participation des habitants à cette démarche « ville en transition ».

 

L’Université populaire, un lieu de démocratie participative et de réflexion citoyenne

 

Nourris d’une culture et d’informations véhiculées à dessein par le système économique dominant avec la puissance des moyens audiovisuels actuels, les citoyens doivent trouver d’autres lieux de connaissance pour entendre et comparer des systèmes de pensée différents. C’est dans cet esprit que la Ville de Grande-Synthe a créé son Université populaire car « Comprendre, c’est rendre la lutte possible » R.Aubrac

 

La création de l’Université populaire en octobre 2010 trouve son origine dans la volonté de redonner de l’importance à l’éducation populaire. Cette expression désigne un courant de pensée qui cherche à promouvoir, en dehors des structures traditionnelles d’enseignement et institutionnelles, une éducation visant l’amélioration du système social pour le développement individuel des personnes et le développement social communautaire (dans un quartier, une ville ou un groupe d’appartenance, religion, origine géographique, lieu d’habitation, etc.) afin de permettre à chacun de s’épanouir et de trouver une place dans la société.

 

L’Université populaire est une structure municipale dédiée à l’éducation populaire. Ses bureaux sont d’ailleurs installés dans une maison, façon de rappeler que ce n’est pas l’esprit d’une institution. D’ailleurs pas n’importe quelle maison ; l’éco-maison construite en 2008 pour concrétiser aux Grand-Synthois et à toute personne intéressée les enjeux d’un habitat plus sobre en énergie et être la vitrine de l’écoquartier en préparation, un mode de vie où la citoyenneté est une valeur particulièrement vertueuse

 

Pour Damien Carême, cette Université Populaire a une fonction émancipatrice, elle participe d’une ouverture des possibles, elle propose une lecture du monde différente de celles des médias.

 

Ainsi elle a mis en place un cycle de conférences sur le nucléaire, le système des retraites, les perturbateurs endocriniens (la ville est sans perturbateur endocrinien) ... Elle accompagne aussi les habitants dans des activités éco-citoyennes (atelier cuisine ; atelier partage de légumes ; fabrique de l’Autonomie qui permet aux habitants de fabriquer eux-mêmes leurs lessives…). 800 familles sont adhérentes dans cet accompagnement au quotidien qui fait d’eux progressivement des acteurs de leur destin et du changement de la ville.

 

Le Budget Participatif est un autre outil de la participation des habitants au mieux vivre ensemble.

 

Budget participatif : « J’aime ma ville, je participe »

 

En 2016, la Ville a souhaité enrichir sa démarche participative d’une nouvelle initiative : Le budget participatif. Il est un élément moteur de la démocratie de proximité et renforcera le lien social déjà très présent dans les quartiers de la ville. A travers ce dispositif et à hauteur de 500 000€, les habitants seront au cœur des projets d’investissement, de l’idée jusqu’à sa réalisation en restant informés de son évolution.
Cette année encore, en 2018, la ville allouera une partie du budget investissement au budget participatif. A hauteur de 500 000€, a minima 5 projets de moins de 100 000€ et 1 projet de plus de 100 000€ pourront voir le jour en 2018. Vous avez des idées d’aménagement de votre quartier ? Vous souhaitez participer à l’élaboration d’aménagements dans la ville quel que soit le domaine ? N’hésitez pas à participer au budget participatif !

 

Ce budget participatif permettra aux habitants de s’investir dans la vie de la ville grâce à leurs idées qui répondront à leurs besoins, les grand-synthois seront acteurs de l’amélioration et la transformation de leur cadre de vie.

 

Damien Carême précise que la seule règle d’éligibilité est que les projets présentés doivent correspondre à l’éthique du Développement Durable. Les projets présentés sont peu nombreux et peu coûteux (les habitants souvent économiquement précaires ne conçoivent pas de projets coûteux). Du coup, tous les projets présentés ont vu le jour (sauna à la piscine municipale ; parcours santé ; espace barbecue..). 250 000€ ont été dépensés en 2017. Les habitants de plus de 16 ans peuvent voter pour ces différents projets.

 

Un autre dispositif de soutien à des initiatives des citoyens existe aussi, il s’agit de Fonds de Participation des Habitants.

 

Le Fonds de Participation des Habitants, pierre angulaire de l’initiative citoyenne et associative !

 

Le FPH a pour finalité de soutenir les projets portés par des habitants, organisés ou non en association, dans le cadre d’une démarche de développement social du territoire. Il s’avère important pour commencer une association, souvent limitée en ressources financières, afin de payer les frais de parution au Journal Officiel, l’assurance ou le matériel administratif de base. Cette aide financière, souple et rapide, permet aux capacités individuelles et collectives de s’engager, s’organiser et monter des projets.

 

Par contre l’Atelier de travail urbain, constitué de « notables » et trop peu représentatif de la population, n’existe plus. Le Maire préfère directement s’adresser aux futurs usagers des projets portés par la ville. Il en a été ainsi avec le projet d’EcoQuartier dont le MasterPlan dans un premier temps a été projeté par un cabinet d’experts et suite à une visite d’un groupe d’habitants aux Pays Bas, le projet a été retravaillé par le cabinet d’experts,

 

Damien Carême milite pour une culture de l’ouverture et de la curiosité dans un rapport de confiance avec la mairie. Il illustre son propos en évoquant la politique culturelle de la ville qui en échange d’une résidence demande aux artistes de mettre en place des actions d’éducation artistique avec les habitants ou encore la fréquentation significative (8000 entrées) de la galerie d’art de la ville.

 

De même il explique la réussite de sa politique d’accueil des migrants par ce rapport de confiance et aussi par une information régulière sur les raisons des initiatives municipales (une lettre municipale tous les mois)

 

Réponses « en vrac » aux nombreuses questions de nature diverse posées par l’assistance :

 

  • Ville à inventer  « Je n’ai rien inventé, rien de révolutionnaire ». « il faut être cohérent dans tous les domaines, dans l’éducation, l’alimentation, la nature, la culture, l’urbanisme,… »

  • Aide au désendettement avec un accompagnement social des personnes qui s’engagent sur un bon comportement – économe en énergie. 28 logements sociaux ont été construits aux normes de l’habitat passif (seulement deux radiateurs, 1 dans la pièce principale, 1 dans la salle de bain )

  • - « Il faut chercher les idées ailleurs » : des parkings filtrants ont été créés (idée prise à Hanovre en Allemagne).

  • Cohérence jusqu’au bout : refus d’un terminal méthanier alors que le chômage est élevé mais cela aurait entraîné la destruction du littoral.

  • Sur la pérennité de la politique de gratuité des transports urbains  : « c’est un choix politique avec un objectif social et environnemental, c’est un bien commun et cette politique sera pérennisée »

 

  • Une mobilité urbaine attractive : 30 % des écoliers de déplacent en vélo. Pour les transports en commun, la part modale des transports collectifs représente 4,7 %, avec un réseau qui datait des années 70. La gratuité des transports en commun sur l’agglomération a été mise en place depuis le 01/09/2018 ainsi que l’augmentation de la fréquence de passage ainsi de sa régularité. On est passé de 34 000 montées par jour à 55 000. Un arrêt de bus est à moins de 300 mètres de chaque habitant et les bus passent toutes les 10 minutes. Le budget des transports était de 35 millions (la billetterie avait une part de 4,5 millions). Le budget est passé à 45 millions, 35 bus supplémentaires ont été acquis, 50 chauffeurs ont été recrutés. L’objectif est qu’en 2021 il n’y ait plus de bus diesel.

  • Sur l’intercommunalité : A l’agglomération il n’y a pas d’échange et de discussion politique. « elle ne fonctionne pas bien, les agents de l’intercom ne connaissent pas bien les habitants, il faut arrêter le transfert des compétences de la ville vers l’Intercom. Une mairie a une grande capacité d’initiative (ex : le camp pour les réfugiés) »

  • La prise du pouvoir : Damien Carême était déjà élu d’opposition. L’ancien Maire a perdu. La campagne a été gagnée en mettant en avant les incohérences des politiques mises en œuvre et en faisant des propositions crédibles. Il a bénéficié aussi de la renommée de son père, ancien Maire. Il s’agit d’une œuvre collective. Sur 35 conseillers, 27 sont de la majorité. L’opposition n’existe plus. Il y avait 4 élus FN qui ne viennent plus depuis 3 ans, 3 autres absents, et un acharné des procédures administrative et recours.

  • Sur le partage du pouvoir au sein du conseil municipal : « les élus ont des délégations pleines et entières et sont force de proposition, l’équipe technique joue aussi un rôle important, le maire a une fonction de mise en cohérence globale »

  • Innovation et duplication : « l’action de la municipalité n’est pas innovante, ce qui est innovant c’est la cohérence globale du projet municipal, qui concerne tous les domaines d’intervention des politiques de la commune. »

  • La démocratie participative peut-elle s’exercer dans de grandes villes ? (les témoignages proposés à ce jour ne concernent que de « petites villes)  : « les citoyens sont plus en avance que les élus, par exemple à Nantes ce sont les initiatives citoyennes qui font la Transition, le pouvoir politique est infléchi par les habitants »

  • La place des associations à Grande Synthe : « les associations ont un rôle très important de contre-pouvoir, elles sont au nombre de 450 dont 300 sont financés. 6000 personnes sont bénévoles sur 24 000 habitants soit 1 habitant sur 4. »

  • Avez vous effectué une évaluation de la part de la population engagée dans les démarches participatives ? » C’est compliqué de faire une comptabilité : l’Accorderie ( banque de temps ) a 105 adhérents, 800 personnes fréquentent l’atelier Fabrique, 7 jardins partagés ont été mis en place, 300 à 400 personnes votent dans le cadre du Budget Participatif, 16 projets ont été validés en 2017 »

  • Sur les exilés : En 2015, jusqu’à 2500 syriens étaient présents, des chercheurs de refuge. Selon Damien Carême personne ne doit dormir dehors (ni Sdf, ni migrants). La ville de Grande-Synthe a décidé de créer un camp de réfugié aux normes du Haut Commissariat aux Réfugiés avec MSF et la Croix Rouge car l’État n’était pas là. La ville informe tous les mois sur la situation des exilés.

  • Quels conseils donneriez vous à celles et ceux qui veulent s’impliquer dans ces démarches de démocratie participative ? « le collectif est une bonne dimension ( les élus ont peur des collectifs ), il permet entre autre à des élus ou d’anciens élus de donner un coup de main, il ne faut pas opposer élus et citoyens, il ne faut pas hésiter à oser à faire des choix politiques en terme d’innovation sociale et environnementale (ex : mettre en place le revenu de base dans sa ville) alors que les citoyens ont une demande importante de changement. » En résumé : - agir en collectif / agir dans une cohérence globale/ suivre le modèle des villes en transition.

 

 

 

Damien Carême à Hérouville le 13 novembre 2018 invité par CODEPAL

Le collectif CODEPAL (Collectif pour une Démocratie Participative et Locale) vous invite à une soirée-débat le 13 novembre 2018 avec Damien Carême, à 20h au Collège Lycée Expérimental à Hérouville. C'est le troisième débat à l'initiative de CODEPAL (collectif dont fait partie "Hérouville ça m'intéresse").

C'est la troisième rencontre initiée par ce collectif. Le 13 septembre 2018, CODEPAL avait invité Jo SPIEGEL, maire de Kingersheim. Le 16 octobre 2018, le collectif avait invité Fernand KARAGIANNIS, maire-adjoint de Saillans. Damien CAREME est le troisième invité. 

Grande-Synthe est une ville du départeement du Nord qui a 23600 habitants et qui est la principale ville de la périphérie de Dunkerque dont elle abrite d'ailleurs une partie du port.  Damien Carême a été élu en 2001. Homme de gauche, élu d'abord sous l'étiquette du Parti Socialiste, il est maintenant Europe Ecologie - Les Verts. Grande-Synthe est une référence sur la question environnementale et sur la transition écologique, alimentaire et énergétique.

Le 13 novembre 2018, Damien Carême exposera la démarche de « ville participative » engagée depuis plusieurs années à Grande Synthe. Ce souhait de dynamiser, susciter l’implication des habitants passe par la mise en place de plusieurs outils collaboratifs dont la création d’un budget participatif qui a permis sur les deux dernières années de voir se décider 24 projets citoyens, d’un Atelier Université Populaire, d’un service « Troc and Co » ou encore un fond de participation des habitants... 

Le film "Grande Synthe, la ville ou tout se joue" sera projeté le vendredi 16 novembre 2018 au Café des Images en présence de la réalisatrice Béatrice Camurat Jaud en partenariat avec SOS Méditerranée et le CAMO (Collectif d'Aide aux Migrants de Ouistreham).

 Damien Carême sur France Culture le 21 juillet 2018

 

Compte rendu Débat Public du 16 Octobre avec Fernand Karagiannis / Saillans

Cette réunion a eu lieu à Louvigny, avec 45 participants et 6 communes représentées.

Fernand Karagiannis est citoyen et élu à Saillans. Il se propose de témoigner de la démarche participative initiée dans sa commune et non de prêcher la bonne parole.

Le Village de Saillans / page 2 du diaporama

Saillans est un village de 1300 habitants, dans la Drôme, près de Crest. De nombreux commerces, services existent ainsi que 53 associations.

La Campagne / page 3 du diaporama

La principale cause de la mobilisation a été le combat contre l’implantation d’un supermarché en périphérie de Saillans alors que de nombreux commerces existent dans le bourg. En 2013, ce combat a été gagné, le projet de supermarché n’a pas abouti. Durant cette mobilisation, pendant 3 ans, des membres du collectif se sont relayés pour assister systématiquement aux Conseils Municipaux et ceux de l’intercommunalité. Un blog a été créé relayant les actualités locales et aussi pour mettre en ligne les comptes rendus des conseils municipaux inaccessibles (sauf en allant en mairie). Un journal « Quesako » a été imprimé et diffusé 2 fois sur toute la commune.

Le collectif était aussi présent régulièrement sur le marché tous les dimanches avec la tenue d’un stand, le marché est important et très fréquenté.

Suite à la mobilisation contre le projet de supermarché, quelques habitants ont émis l’idée de constituer une liste en vue des élections municipales. Une vingtaine de personnes se sont rassemblées sur cette proposition en posant la question « C’est quoi être citoyen ? Est-ce que cela s’arrête au vote ? »

L’objectif n’était pas simplement de lutter contre le maire en place mais faire de la politique autrement en commençant par organiser la campagne à partir de la philosophie et des outils de l’éducation populaire.

Le groupe constitué a décidé de faire campagne sur la place publique sans présenter de candidat ni de programme mais en interrogeant les habitants sur les besoins du village. Un premier débat public a d’abord permis d’établir un certain nombre de constats. Une seconde rencontre a amené les habitants à prioriser les thématiques. Cette priorisation est devenue le corps du programme. Puis une liste a été montée avec une diversité de profils et de points de vue politiques sur la base des directions priorisées lors des rencontres publiques. Ces rencontres ont été organisées non à partir d’un débat général mais d’un travail par groupe permettant à chacun d’exprimer son avis. 7 tables d’échange avaient été installées sur 7 thématiques (jeunesse/économie/social/association….).

Cette méthode a surpris et plu à beaucoup de personnes et particulièrement aux plus jeunes du village. Elle a été rendue possible grâce à des membres du collectif connaissant les méthodes de l’éducation populaire. Plusieurs membres du collectif se sont formés à ces méthodes avec Tristan Rechid notamment, formateur dans le champ de l’Education Populaire.

130 personnes (13% des électeurs inscrits) ont participé à cette co-construction du programme. Le groupe porteur n’a pas voulu reproduire les démarches conventionnelles, il avait envie d’innover et d’interpeller les habitants dés cette étape pour éviter les postures de consommation citoyenne habituelles.

Avec une participation record de 79 %,l’équipe constituée a été élue avec 57 % des voix contre 43 % à la liste du maire sortant (12 élus sur 15 pour la nouvelle équipe). Le nouveau maire a été choisi par les candidats et le schéma de gouvernance municipale établie par eux. 

FernandKarragiannis pense que pour qu’une démarche réussisse, il faut un lieu de rencontre, être dans la rue avec une manière de mobiliser les personnes qui donne envie.

Les Principes Fondamentauxpage 7 du diaporama et CHARTE

Une charte citoyenne a aussi été rédigée pour préciser les valeurs humanistes de la démarche.

Le Fonctionnement de la Mairie de Saillanspages 4 – 5 – 6 –8 du diporama

Le fonctionnement de l’équipe municipale repose sur 2 principes :

- faire vivre la collégialité au sein de l’équipe municipale

- créer des espaces de rencontres avec les habitants pour favoriser leur implication

La collégialité se concrétise par la mise en place de binômes d’élus municipaux (tous les conseillers municipaux ont leur mot à dire). Chaque conseiller municipal a une compétence et est élu référent en binôme donc.

Ce choix de fonctionner en binôme facilite les décisions et minore les enjeux de pouvoir. La collégialité s’exprime aussi dans le cadre d’un comité de pilotage ouvert aux habitants avec possibilité d’intervention de ceux-ci (ce comité de pilotage remplace ce qu'on appelle habituellement réunion des adjoints, municipalité ou bureau municipal). Ce comité de pilotage se réunit tous les 15 jours. Des comités de pilotage fermés aux  habitants ont aussi lieu pour des sujets qui ne peuvent pas être abordés publiquement (ex : la situation d’un agent municipal, d'une famille et les discussions d’équipe…). C’est le « binôme de tête », constitué par le maire et son adjointe qui propose l’ordre du jour à partir des dossiers en cours et des thématiques que les autres élus souhaitent voir abordées.

Les habitants participent à 2 instances :

- les commissions thématiques : 1 fois par an. Ces commissions ont pour objet de faire un bilan de l’année et de proposer des objectifs pour les années suivantes. 7 commissions thématiques fonctionnent.(sur la base des thématiques du programme co-construit durant la campagne).

- les GAP (Groupe Action Projet) concernent des dossiers précis ouverts aux habitants. Avec les élus référents, les participants travaillent ces dossiers et font des propositions au comité de pilotage pour validation. Ces GAP ont une durée de vie limitée. 24 GAP ont été réalisés depuis le début du mandat. Ces GAP sont une aide à la réflexion et ont permis que de nombreuses actions soient menées aussi grâce à l’investissement des habitants dans leur conception voire leur réalisation.

Ainsi la commission transparence est composée d’un binôme d’élus et de 6 habitants. Ceux-ci relisent tout ce qui est écrit sur le site internet, les comptes rendus et aident à la réalisation de la lettre d’info municipale …

Dans la même veine, le montage de la Semaine de l’Économie Locale a été rendue possible par la présence d’habitants dans sa réalisation. page 17 du diaporama.

Autre exemple, une réunion « forains du marché » a réuni 30 forains présents ce qui a amené la création d’une commission du marché étendue avec des représentants (3 collèges : producteurs, alimentaires et non-alimentaires). Du coup avec ce travail de concertation préliminaire des GAP, le comité de pilotage prend des décisions plus légitimes.

La plupart des grandes réunions bénéficient de la présence d’un animateur qui a pour mandat de faire respecter le cadre de l’expression (sociocratie) et de veiller au bon déroulé de la réunion. Les GAP concernent des sujets différents qui mobilisent des habitants différents (ex : éclairage public, espaces verts, rythmes scolaires etc ...).

Après 2 ans d’euphorie (70 réunions lors de la 1er année), la mobilisation est moins forte. Néanmoins 1/3 de la population a participé au moins une fois à un GAP ou à une commission thématique avec plus de difficulté pour la population jeune et les familles avec enfants.

F. Karagiannis constate aussi que la multiplication de GAP ne permet pas facilement à des projets transversaux de voir le jour.

Le Conseil Municipal reste l'instance de validation juridique des décisions qui nécessitent une délibération mais son fonctionnement très réglementé impose un cadre trop bloquant.C’est pourquoi a été institué le Comité de Pilotage qui est la véritable instance de débat.

Les agents municipaux sont peu impliqués. La secrétaire générale est mobilisée. L’impulsion est donnée par les élus. Deux votations ont aussi eu lieu, dont une suite à une pétition contre l’installation de compteurs Linky.

Trois opposants font partie du Conseil Municipal mais un seul a accepté de participer à la démarche. Par contre plusieurs membres de la liste d'opposition se sont impliquées dans la démarche.

L’intercommunalité fonctionne de manière verticale. Le maire de Crest, ancien député-maire LR, Hervé Mariton, a un poids indéniable sur les autres maires. Le conseil communautaire avait même élu notre ancien maire, maintenant dans l'opposition, comme vice-président de la communauté de communes !

La Révision Participative du PLU / pages 9 – 10 -11 du diaporama

La révision du PLU (Plan Local d’Urbanisme) est le grand chantier de la fin de la mandature.

Suite à une suggestion de l’Observatoire de la participation, une nouvelle forme d’implication est tentée. Un groupe de pilotage citoyen a été constitué composé de 12 habitants tirés au sort, de 4 élus volontaires et de 2 agents municipaux. Un cabinet d’études accompagne la démarche. Pour aboutir à cette composition du groupe d’habitants, 140 personnes ont été tirées au sort sur la liste électorale, 50 ont répondu favorablement, 25 se sont portés candidats après une réunion d’information et donc 12 ont été tirés au sort. La moitié du groupe n’avait jamais participé à une réunion. Des réunions de formation sont programmées pour permettre au groupe de pilotage citoyen d’être en mesure de prendre des décisions.

Actuellement, la révision du PLU en est au stade du PADD (Projet d’Aménagement et de Développement Durable).

Les Outils de la Participation

L’animation des instances participatives / page 14 du diaporama

La Fondation de France a octroyé une subvention pour financer un poste de chargé de mission « Démocratie Participative » à hauteur de 25h/semaine de 2016 à 2018. Un soutien de la Caisse des Dépôts à hauteur de 5000€ permettra de maintenir le poste particulièrement sur la révision du PLU.

L’Observatoire de la Participation / page 15 du diaporama

Le Conseil des Sages, renommé Observatoire est composé d’habitants non élus. C’est une instance qui « veille » à la qualité de la méthode employée pour faire vivre la démarche et qui émet des propositions sur comment impliquer mieux les habitants. A Saillans la manière de faire de la Politique est aussi importante que la réalisation d’actions. Les élus sont à la fois décisionnaires et incitateurs citoyens.

C’est aussi l’Observatoire qui forme les animateurs bénévoles aux techniques de l’animation.

L’information et la transparence / page 16 du diaporama

Importance de l’information, principe de transparence : Des comptes rendus de toutes les instances de décision sont communiqués sur le site de la mairie, des flash-infos par mail sont transmis, un agenda municipal mensuel récapitule l’ensemble des rencontres, le jour et l’heure de chaque réunion... 5 lettres d’info sont publiées par an.

Et Maintenant ?

F. Karagiannis continue à défendre cette démarche à la fois pragmatique et utopiste, qui met en avant l’Intelligence Collective mais qui a été très exigeante et énergivore pour les élus engagés d’autant qu’ils ont dû tout inventer et faire vivre un projet très innovant.

Du coup 3/4 des élus et particulièrement les élus-parents ne se représenteront pas pour un second mandat.

F. Karagiannis souhaite que cette expérimentation perdure, peut-être avec moins de commissions thématiques, plus de transversalité, plus de votes aussi.

Cette expérience a généré beaucoup de sollicitations et visites depuis 4 ans. D’autres projets de listes participatives sont en maturation en vue des prochaines élections municipales. A savoir aussi, deux réseaux nationaux font la promotion de ce types de gouvernance :

- « La Belle Démocratie »

- « Démocratie Ouverte »

 

En complément :

La SPIRALE des actions communales présentée par F. Karagiannis

La Turbine à Graine évoquée par F. Karagiannis

Compte rendu AG du 11 octobre 2018

Rapport moral

-          La dernière AG avait eu lieu en novembre 2017

-          Vœux 2018 à la salle du Milleclub : 30 à 40 personnes étaient présentes

-          Cycle de réunion dans les quartiers :

o   Grande-Delle avec des extraits du film « Suis-mi » en présence des réalisateurs

o   Haute-Folie avec « Hérouville Mémoire », passionnant mais peu de monde.

-          Bistro citoyen : Au Café des Arts avec la présence de l’ARDES sur le thème de la démocratie participative.

-          Collectif CODEPAL (collectif regroupant Louvigny, HSC, Ifs, Bernières/Mer, Lion/Mer, Trouville/Mer). Cycle d’Education Populaire. Première réunion à Louvigny (de nombreux hérouvillais étaient présents) avec la présence de Jo Spiegel (Maire de Kingersheim). Le 16/10/2018 aura lieu la deuxième rencontre avec un élu de Saillans. Le 13/11/2018, aura lieu la troisième rencontre avec Damien Carème, maire de Grande Synthe. Cette rencontre aura lieu au CLE. Un bilan sera fait un samedi après-midi de décembre. Le 2ème cycle sera l’occasion de réfléchir sur des propositions pour les prochaines municipales. A nous de communiquer autour de nous.

-        Préparations aux Conseil Municipal. Les réunions (même si peu de monde) en aval permettent de réfléchir. Elles permettent de donner des conseils de citoyens (les élus ne sont pas des experts). Les documents du conseil municipal sont transmis 9 jours avant le conseil (70 à 80 pages à étudier). Pour les commissions, c’est 5 jours avant. Les commissions sont composées de 2 élus de l’opposition et 10 élus de la majorité... Aujourd’hui, lors des commissions, il ya 1 membre de l’opposition et 1 membre de la majorité présents... Quand il y a du public au conseil municipal, l’argumentation de la majorité est plus précise que d’habitude...

-        René évoque les conseils citoyens auxquels il a participé... La commission « encombrants » s’est réunie 1 à 2 fois, puis ne se réunit plus... Les gens n’y vont plus car la municipalité a traîné les pieds et les décisions sont verticales...

-          Pour les aménagements liés au tramway... il n'y a pas de piste cyclable prévue

2)     

Les rapports sont adoptés par l’AG à l’unanimité

3)      Perspectives

-          Réunions CODEPAL

-          Bistro Citoyen : être citoyen aujourd’hui ? Prévu pour le mois de janvier.

-      Les élections municipales : que ferons nous ? Le débat entre encartés et non-encartés. Des gens font de la politique, sont des acteurs politiques mais ne sont pas forcemment membres de partis politiques. Quid des parties de gauche aujourd’hui ? PS, PC et Verts...

 

4)      Election des membres du CA

Christian, Jérôme, Sébastien, Martine, Joël, Pierre-Yves, Elise et Jean-Chrsitophe sont réélus à l’unanimité.